Protégeons la Posidonie

Protégeons la Posidonie

En effet, il est toujours utile de rappeler que la posidonie (Posidonia Oceanica) n’est pas une algue mais une plante à fleur aquatique (phanérogame) et qu’il s’agit d’une espèce protégée au niveau national depuis 1988, qu’elle voit vivante sous l’eau ou morte sur la plage. Les banquettes de posidonies mortes ont un effet amortisseur lors des tempêtes hivernales et permettent de lutter contre l’érosion. Pour ces différentes  raisons, les services de l’Etat demandent aux communes littorales de maintenir sur les plages ces banquettes de posidonies le plus longtemps possible avant la saison estival.

Dans le cadre des échanges avec les services de l’Etat, et afin de satisfaire aux exigences de la réglementation drastique imposés aux communes avec la nécessité de disposer de plages « opérationnelles » pour l’accueil des baigneurs, une méthodologie de gestion des  plages est actuellement à l’étude. Cette réflexion porte également sur les autorisations nécessaires en vue des rechargements des plages en sable ou gravier. En conséquence, pour cette année 2017, les posidonies seront selon les plages, soit évacuées et stockées temporairement sur un terrain communal avant remise en place sur les plages après la saison estivale ; soit mélangées au gravier et au sable pour former des mille feuilles, soit laissées en place sans intervention (plage du Rayolet). Par ailleurs, aucun apport de sable ou de gravier ne sera effectués cette année sur les plages. Ces contraintes de gestion imposées aux collectivités peuvent parfois être mal perçues par les utilisateurs des plages qui pensent à tort que les communes dénigrent leur littoral en laissant plus longtemps les banquettes de posidonies mortes sur les plages. Bien évidemment c’est faux ! D’ailleurs le service « sécurité plage » réalise tout au long de l’année les prestations de propreté pour que nos plages demeurent accueillantes quelles que soit la saison.*

Vers une nouvelle gestion des herbiers de Posidonies sur le plages

Sur les plages, la mer vient déposer les feuilles mortes de Posidonies qui en s’accumulant créent de véritables amas le long du rivage. La posidonie (Posidonia oceanica), n’est pas une algue comme beaucoup le pense mais une plante phanérogame (une plante à fleur). En mer, la posidonie se développe à faible profondeur en vaste herbier sous forme de prairie. C’est herbiers consitutent à plusieurs titre un écosystème remarquable et endémique de la méditerranée (la posidonie ne pousse pas ailleurs). D’une part, elle constitue une zone de fraiyère et de protection des alevins pour un quart des espèces de poissons de la méditerranée, mais elle est par ailleurs la principale source d’oxygénation de la mer grâce sa capacité de photosynthèse.
Enfin, étant proche du rivage, les herbiers vivants fixent les sédiments et freinent la force des vagues arrivant sur la côte ce qui participe à limiter l’action érosive de la mer.
Lorsqu’elle les feuilles sèchent et se détachent de l’herbier, elles sont transportées par la houle sur la plage où elles viennent s’agglomérer sous forme de banquettes. Ces banquettes injustement décriées consituent un véritable matelas qui absorbe l’énergie de la houle et permet de lutter également de façon efficace contre l’érosion des plages. Ainsi, pour toute ces raisons, la Posidonia oceanica fait l’objet d’un classement national au titre des espèces protégées depuis 1988. Ce classement a d’ailleurs la particularité de protéger la plante qu’elle soit vivante ou morte. En conséquence, afin de limiter l’érosion des plages notamment en période hivernale, et de répondre aux préconisations et demandes des services de l’Etat, les feuilles mortes de posidonies qui ont été enlevées au moment de la saison estivale pour le bien être des baigneurs sont remises depuis cette année sur le rivage par les services municipaux avant les coups de mer de l’hiver.

Opération d’enlèvement des dépôts de posidonies dans l’embouchure de la Reppe

Comme chaque année, la commune a sollicité l’accord des services de l’Etat pour procéder à l’enlèvement des posidonies qui se sont accumulées dans l’embouchure de la Reppe dans le cadre d’une autorisation dérogatoire de destruction (compte tenu des concentrations pollution et des risques (compte tenu des concentrations de pollution et des risques d’inondation).